Canton de
Canteleu - Maromme
| Décembre 2009 | ||||||||||
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Le rétablissement du marché d'antan en centre-ville se précise. Les engins sont entrés en action, place Jean-Jaurès, là où il se tiendra désormais. En janvier prochain, les Marommais auront
rendez-vous tous les vendredis, avec leur marché, installé sous les fenêtres de l'hôtel-de-ville. Adieu donc la place Saint-Just, dont les halettes avaient été pourtant équipées de prises de
courant et d'un point d'eau, pour accueillir les étales des marchands de quatre saisons. La raison essentielle de ce nécessaire recentrage, c'est le maire, David Lamiray qui la donne : « Au cours
de son histoire, le marché a connu différents emplacements. A quoi bon aujourd'hui maintenir un marché moribond, avec une poignée de marchands ambulants, sur une place enclavée où il n'y a plus
de passage. Un marché au cœur de la ville, c'est un formidable moteur d'animation. »
Le projet du candidat Lamiray aux municipales, première étape d'une restructuration plus large du centre-ville : « Très mal identifiable à l'heure actuelle », a été présenté lors de six
rencontres de quartier, après avoir été examiné, au sein de la municipalité, en commission d'urbanisme, avant d'être voté par le conseil municipal.
Une quarantaine d'emplacements
N'empêche que l'opposition « Maromme unis à gauche », conduite par l'ancien maire Boris Lecœur, ferraille toujours contre cet
aménagement qu'elle qualifie de : « Massacre à la tronçonneuse du jardin de la place Jean-Jaurès… mauvais coup perpétré pendant les vacances d'été contre l'une des premières réalisations de la
municipalité d'union de la gauche, élue en 1977 ». Les élus communistes ajoutent, comme principal argument : « Chacun sait que les marchés urbains, surtout quand ils sont proches d'une grande
surface commerciale, survivent difficilement ». C'est le cas du marché marommais, situé à quelques encâblures de la galerie marchande du Super U.
A vérifier quand même, car pour réussir son pari, la Ville a travaillé avec un paysagiste et surtout avec l'association des marchands ambulants sur l'organisation de ce marché qui comptera une
quarantaine d'emplacements. Substituer un parking aux espaces verts, ne passe pas davantage auprès du groupe « Maromme Unis à gauche », chagriné que l'on rase et que l'on tronçonne des : « Pelouses, des massifs et de
beaux arbres en pleine croissance ». David Lamiray s'en défend : « Des arbres ont bien été abattus, mais seulement ceux qui gênaient la croissance d'autres. La diversité des essences est
préservée. Il fallait redonner une perspective à cette place afin que l'on puisse redécouvrir la façade de l'hôtel-de-ville ». Quoi qu'il en soit la rénovation du centre-ville va se poursuivre
jusqu'en 2013.
Serge Ortole
Paris normandie