Jeudi 20 novembre 2008
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Publié dans : Politique nationale
Je suis solidaire au mouvement de grève des enseignants engagés ce jeudi 20 novembre pour la défense
de l’Ecole publique et laïque.
Les décisions du gouvernement Sarkozy-Fillon-Darcos menacent directement l’avenir des enfants : après la
suppression de 11 500 postes en 2008, ce sont 6 000 suppressions de postes qui sont annoncées dans le premier degré pour la rentrée 2009, 13 500 au total dans l’Education
nationale.
En diminuant de 3 000 le nombre de postes au concours de recrutement des professeurs des écoles alors que
les écoles maternelles et élémentaires scolariseront 20 000 élèves supplémentaires, en supprimant 3000 postes d’enseignants spécialisés (RASED) qui aidaient les élèves en difficulté, le
gouvernement prend la lourde responsabilité d’aggraver les inégalités. Les suppressions annoncées de postes spécialisés E et G vont notamment priver 150 000 élèves d’aides spécialisées et
de nombreuses écoles de toute intervention de maîtres spécialisés. Cette mesure conduira de fait à la suppression des RASED en 3 ans.
Ces décisions inacceptables s’inscrivent dans une politique idéologique globale de démantèlement du
service public d’Education.
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Proposition de loi présentée en janvier concernant la création d’EPEP (établissements publics
d’enseignement primaire) afin de placer les écoles maternelles et élémentaires sous la tutelle des collectivités territoriales,
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mise en place dès janvier d’une agence nationale du remplacement qui embauchera des personnels précaires,
attaques contre la maternelle,
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réforme du lycée bâclée,
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asphyxie des Associations Éducatives Complémentaires de l’Enseignement Public :
autant de mesures qui vont totalement à l’encontre du droit à l’éducation et à la réussite de
tous.
C’est pourquoi, solidaire des enseignants, de l’ensemble de la communauté éducative et des parents, il
nous faut exiger l’abandon de la suppression des milliers de postes prévue et des projets annoncés tout en demandant l’ouverture immédiate de discussions sur le devenir du service public
d’Education nationale.
Par David LAMIRAY
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