Seine-Maritime

Canton de 
Canteleu - Maromme

Profil

  • : David LAMIRAY
  • David LAMIRAY, Maire, Conseiller Général de Maromme
  • : 12/12/1972
  • : La musique Ma famille Le sport Le cinéma
  • : Né en 1972, celà fait 36 ans que je vis dans notre canton. J'ai effectué ma scolarité à Canteleu puis à Maromme. Sportif, j'ai participé au championnat de France de basket-ball, pratiqué le judo et le tennis. J'ai vu notre canton se tranforme

Recherche

Retour page d'accueil

Calendrier

Février 2010
L M M J V S D
1 2 3 4 5 6 7
8 9 10 11 12 13 14
15 16 17 18 19 20 21
22 23 24 25 26 27 28
             
<< < > >>
Vendredi 5 février 2010 5 05 /02 /2010 00:09
- Publié dans : Coup de gueule

Alors que le président de la République a réun, les associations d’élus et les organismes de sécurité sociale à une conférence nationale sur les déficits publics,

Pas de déficit pour les Départements.
Les collectivités ne présentent pas de déficit courant, puisqu’elles doivent respecter l’obligation légale d’équilibre de leurs sections de fonctionnement. Elles n’empruntent que pour leurs investissements. Ce que l’on nomme improprement dette des collectivités correspond en fait aux encours des emprunts réalisés pour les investissements. Quand bien même nous parlerions de « besoin de financement », il convient de rappeler qu’au 3ème trimestre 2009 (chiffres INSEE), la dette de l’Etat s’élevait à 1269 milliards d’euros, soit 87 % de la dette publique. Celle de la sécurité sociale était de 48 milliards (3,5 %) et celles des collectivités locales de 141 milliards (moins de 10 %). Par ailleurs, contrairement à ce que le gouvernement affirme, l’Etat ne s’endette pas pour le compte des collectivités. Les sommes qu’il reverse aux collectivités locales représentent de l’ancienne fiscalité supprimée (par exemple la part salaire de la TP pour 16 milliards) ou des compensations de charges transférées sous forme de fractions d’impôts nationaux (DMTO, TIPP, TSCA, etc.).

cour-comptes-juge-deficit-2007-letat-artifici-L-1.jpg Des dépenses stables.
De plus, les collectivités ne sont pas inconséquentes là où l’Etat serait seul vertueux, comme nous ne cessons de l’entendre ou de le lire. Les départements de France, dans le cadre de l’élaboration d’un diagnostic commun et partagé, seraient à même d’apporter les éléments pour montrer que les dépenses des collectivités hors transferts de compétences ont connu une quasi stabilité, autour de 7 % ces 25 dernières années. De même, la progression des dépenses est liée principalement aux transferts de charges importants depuis 2003. Quant à la hausse des dépenses de personnel, là encore les chiffres font un faux procès aux départements en les accusant d’organiser les doublons avec les autres niveaux de collectivités. De même, il faut absolument en finir avec cette chimère d’éventuelles économies générées par une nouvelle répartition des compétences entre les collectivités territoriales. Enfin, il faut cesser de solliciter les collectivités locales pour des investissements relevant des compétences de l’Etat.

Débat factice.
L’Assemblée des Départements de France n’a pas participé au débat factice. Les Départements de France sont portés à un esprit de responsabilité, mais ils n’entendent pas endosser la responsabilité des autres, au moment même où leur légitimité est mise en cause dans le cadre du débat sur la future réforme des collectivités territoriales.

Par David LAMIRAY
Recommander
Mercredi 3 février 2010 3 03 /02 /2010 13:57
- Publié dans : Politique départementale

Coup de pouce. Depuis 2006, le Département de Seine-Maritime a mis en place une aide pour le Brevet d’Aptitude aux Fonctions d’Animateur (Bafa). A destination de tous les jeunes de 17 à 25 ans de Seine-Maritime, ce diplôme, indispensable pour les métiers de l’animation donne accès à un premier emploi.

Parce que le Bafa peut être un tremplin, le Département souhaite accompagner les jeunes dans cette étape en facilitant l’accès à cette formation. Ainsi, tous les Seinomarins de 17 à 25 ans souhaitant entreprendre la formation Bafa peuvent bénéficier d’une aide forfaitaire de 200€ sur le stage de formation générale effectué en internat. Le Département est heureux, grâce à ce dispositif, d’aider les jeunes dans cette

démarche citoyenne. C’est un engagement solidaire, une action supplémentaire pour bien débuter dans la vie.
Pour bénéficier de cette aide, il est impératif de retirer un dossier de demande d’aide auprès d’un organisme de formation, au moment de l’inscription ; le dossier doit être remis au plus tard le 1er jour du stage. Les jeunes n’ont pas besoin de faire l’avance, l’aide est reversée directement aux organismes de formation.

Tremplin vers l’emploi. Le Bafa permet d’accéder à une activité rémunérée, d’acquérir rapidement une première expérience professionnelle et de s’engager auprès des jeunes dans une dynamique éducative.

 

 

 

Par David LAMIRAY
Recommander
Vendredi 29 janvier 2010 5 29 /01 /2010 00:00
- Publié dans : Coup de gueule

Je condamne personnellement avec fermeté le port du voile intégral, pratique incompatible avec les valeurs de la République.

Le parti socialiste condamne résolument la pratique du port du voile intégral sur le territoire national.

Cette pratique fondamentaliste est une négation de l’émancipation et de la liberté des femmes, valeurs essentielles de la République et manifeste le refus du principe d’égalité entre les hommes et les femmes édicté par le préambule de la Constitution de 1946. Même si cette pratique est minoritaire, elle doit être fermement condamnée.

Plus globalement, comme l’ont y compris déclaré eux même devant la Mission les représentants du Conseil français du culte musulman, le port du voile intégral représente une auto-exclusion de la vie de la Cité. Il s’oppose par essence à l’idée d’une République formée de citoyens égaux sans distinction d’origine, de sexe ou de religion, la citoyenneté supposant une participation à la vie de la cité incompatible avec le refus d’entrer en contact avec les autres membres de la société sur une base assurant la réciprocité donc l’égalité.

Même à supposer que, dans quelques cas, le port du voile intégral relèverait de choix individuels non directement contraints, il m'apparaît – dans ses fondements comme dans ses manifestations - comme une négation absolue des valeurs de la République.
En conséquence, cette pratique doit être combattue, et empêchée partout où, à raison des lieux ou des circonstances, cela sera possible dans le respect du cadre constitutionnel auquel nous sommes attachés.

Je préconise une action publique contre le port du voile intégral respectueuse de notre Etat de droit et qui mobilise de façon résolue les principes et les moyens de la République.

Aussi il me semble nécessaire, en l’état, de privilégier des voies d’action publique à la fois incontestables au regard de notre ordre constitutionnel et appropriées pour lutter efficacement  contre ce phénomène encore aujourd’hui marginal.

Il faut pleinement mobiliser tous les instruments juridiques dont dispose déjà notre Etat de droit et veiller à leur application systématique.

- Ainsi, les fonctionnaires et agents publics n’ont aucunement le droit, dans l’exercice de leurs fonctions, de porter de signes religieux distinctifs. De même, les usagers des services publics, peuvent se voir refuser le port du voile intégral et ne peuvent en aucun cas exiger d’être servis dans des conditions découlant de leurs croyances si cela porte atteinte au fonctionnement normal du service (service public hospitalier..). Concernant l’établissement de documents d’identité une circulaire est venue préciser l’obligation d’avoir le visage découvert. Pour ce qui concerne l’espace public, le droit existant permet pour l’identification des personnes aux fins de sécurité, l’interdiction du port d’un vêtement dissimulant le visage, comme dans le cas de la participation, ou de l’immédiate proximité, avec une manifestation, dans laquelle l’ordre public est menacé.

- Quand le port du voile intégral relève clairement d’une dérive sectaire, il doit être traité comme tel. Il convient donc de renforcer la lutte contre les sectes, alors que cela n’a jamais été une priorité de l’exécutif, qui est allé jusqu’à envisager la suppression de la MIVILUDES (Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires). Je préfère au contraire que ses moyens soient renforcés et que ses capacités d’alerte et de prévention  soient développées.

- Ce combat implique aussi une politique de fermeté absolue contre les violences faites aux femmes comme le développe opportunément la proposition de loi Bousquet « renforçant la protection des victimes et la prévention et la répression des violences faites aux femmes » enregistrée à la présidence de l’Assemblée nationale le 27 novembre 2009. Cette loi n'étant toujours pas voté.

- Enfin , il convient de multiplier les points de contact entre les femmes concernées et les structures publiques, permettant aux pouvoirs publics de leur offrir les informations et l’assistance sur leurs droits, notamment s’il s’agit d’étrangères en voie d’intégration. Toutes les expériences qui peuvent permettre de recréer du lien social et civique doivent être développées. Le combat pour l’égalité doit ainsi également être mené par la société civile qui doit être accompagnée dans ses efforts. Les pouvoirs publics doivent appuyer les associations qui œuvrent au soutien des femmes, les informent sur leur droit à disposer de leur corps et sur la contraception, et mènent des actions pédagogiques en matière d’éducation sexuelle auprès des enfants et des jeunes. Il conviendrait d’initier la multiplication des points associatifs de rencontre auxquels les femmes concernées pourraient s’adresser. En direction des jeunes, un travail ambitieux d’éducation aux droits fondamentaux, à la laïcité, à la citoyenneté et aux valeurs de la République est indispensable. Parallèlement, les discriminations, facteurs de communautarisme, doivent être combattues par toute la collectivité nationale.

Le refus de voir se développer sur le territoire national le port du voile intégral ne doit pas conduire à des dispositifs juridiquement contestables, inadaptés ou inapplicables.

La quasi-totalité des juristes, y compris ceux consultés par la Mission, considèrent qu’une loi d’interdiction générale et absolue du voile intégral ne serait pas assurée de ses fondements juridiques et notamment constitutionnels.

Une telle interdiction législative encourrait un fort risque de censure du Conseil constitutionnel au regard de plusieurs textes fondamentaux relatifs aux libertés de conscience ou de culte, notamment les articles 4 et 10 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen. De même, elle serait susceptible d’être mise en cause par la CEDH sur le fondement de l’article 9 de la Convention Européenne des Droits de l’Homme.

Je préfère une République qui rayonne par ses valeurs à celle qui blâme, celle qui émancipe à celle qui exclut. Notre pays a toujours su relever, mieux que tout autre, défi historique qui consiste à sublimer les identités particulières pour forger une identité collective.

Nous devons être fidèles à notre tradition en combattant sans faiblesse le repli sur soi, la tentation de l’obscurantisme, les violences faites aux femmes mais aussi le rejet de l’autre, le racisme et le populisme qui conduisent à l’affrontement et nient notamment l’intégration des musulmans dans notre pays.

Je ne me résignerai jamais à une société fracturée, marquée par l’inégalité et l’exclusion.  Plus que jamais, je suis attaché à l’idée d’une République formée de citoyens égaux, sans distinction d’origine, de sexe ou de religion comme l’énonce la Constitution, conception que n’a cessé de fragiliser par ses agissements ou ses déclarations l’actuel chef de l’Etat.

Par David LAMIRAY
Recommander
Mercredi 27 janvier 2010 3 27 /01 /2010 13:46
- Publié dans : Politique départementale

En mars 2007, l’Etat a donné de nouvelles missions sur la protection sociale et l’aide sociale à l’enfance aux départements sans en compenser les charges financières nouvelles. Didier Marie, Président du Département de Seine-Maritime, l’a dénoncé à de nombreuses reprises et a adressé en octobre dernier un courrier à Xavier Darcos, Ministre du travail, des relations sociales, de la famille, de la solidarité et de la ville.

Aujourd’hui le Conseil d’Etat donnant raison
aux départements qui sont en contentieux avec le gouvernement pour non mise en place du fonds de financement de la protection de l’enfance, le département de Seine-Maritime déposera un recours en contentieux contre le gouvernement :


avocat_jeune_17.gif L’amélioration de la qualité dans le suivi des familles en difficulté est nécessaire mais
les nouvelles attributions confiées aux Départements représentent une augmentation conséquente de leurs charges financières. Concernant le Département de Seine-Maritime, le total des crédits annuels engagés s’élève à 2,7 millions d’euros.

A ce jour, deux ans et demi après le vote de la loi, ce décret d’application permettant la
création d’un fonds de compensation n’est toujours pas publié. Cette absence de publication met le Département de Seine-Maritime, comme tous les Départements, dans une situation financière très délicate. Comme il est obligatoire de le faire en préalable à toute action en contentieux, le Département de la Seine-Maritime a saisi en octobre dernier Xavier Darcos qui s’est contenté de prendre acte de la demande.


SWLDCAI3T9NNCAKKVQE5CANDIXHNCA-A8HK11GCAIK6DN1CAI1ZP03-8eeb.jpg Je me réjouis de la décision du Conseil d’Etat rendue pour les Départements de Seine-
Saint-Denis et de Saône et Loire. C’est un signe fort pour tous les Départements car la justice reconnaît l’asphyxie financière que fait peser le Gouvernement sur nos collectivités locales et nous encourage à poursuivre notre combat de résistance contre la politique du gouvernement.


Devant l’absence de réponse favorable du gouvernement sur ce sujet et dès le 26
janvier prochain, le Département de Seine-Maritime engagera un recours en contentieux et saisira le Conseil d’Etat afin que celui-ci enjoigne le Gouvernement à procéder aux transferts des fonds manquants et à créer le fonds national de financement de la protection de l’enfance qui permettrait d’abonder financièrement les Départements.


C’est un nouvel exemple concret qui n’engage pas les Conseiller Généraux à
croire le gouvernement quand ce dernier promet de compenser les pertes de la Taxe professionnelle ainsi que toutes les recettes liées aux transferts de charge.

Par David LAMIRAY
Recommander
Lundi 21 décembre 2009 1 21 /12 /2009 00:27
- Publié dans : Politique nationale

Le gouvernement vient de décider une quasi-stagnation du SMIC, avec un petit +0,5% au 1er janvier correspondant strict minimum légal. Il n’y a donc eu aucun coup de pouce. Cela représentera une hausse royale du salaire horaire de 4 centimes d’euro : il passera de 8,82 euros à 8,86 euros.

Une telle décision est à la fois injuste socialement et dramatique économiquement.

NCLMCACPJFYDCAJ62TY9CAW3FCO7CA-A92KN1NCA841QE2CAPN3QQP-27d1.jpg - Alors que les charges fixes s’accroissent (loyers, transports…), les ménages modestes et moyens vont être doublement pénalisés et voir leur pouvoir d’achat diminuer.

- La consommation risque de s’effondrer en 2010 à la suite de l’augmentation du chômage et de la reprise de l’inflation. La France n’est pas sortie de la crise et le soutien au pouvoir d’achat des ménages devrait être une priorité pour assurer une reprise durable.

La décision du gouvernement est donc incompréhensible. Dans le cadre du plan de relance, il faudrait soutenir fortement la consommation.

C’est pourquoi il faut amplifier le soutien à l’activité économique, à l’emploi et au pouvoir d’achat, ce qui passe d’abord par une revalorisation conséquente du Smic, d’au moins 2%.

Par David LAMIRAY
Recommander
Dimanche 20 décembre 2009 7 20 /12 /2009 00:35
- Publié dans : Coup de coeur
Par David LAMIRAY
Recommander
Vendredi 18 décembre 2009 5 18 /12 /2009 00:22
- Publié dans : Politique nationale

images-copie-2.jpg Selon une note de Pôle Emploi, d’ici à la fin de l’année 2010 un million de chômeurs auront épuisé leurs droits à indemnisation.

Les syndicats tirent la sonnette d’alarme. Le nombre de personnes éligibles à l’allocation spécifique de solidarité (ASS) versée par l’Etat ne sera que de 160 000 en 2010 et ainsi seuls 16% des chômeurs pourront en bénéficier. Il faut noter, en plus, que le patrimoine étant pris en compte pour l’obtention de cette aide, les chômeurs doivent d’abord puiser dans leurs économies ou éventuellement vendre leurs logements avant d’y avoir droit.

images22.jpg Et les 840 000 autres chômeurs sont abandonnés par le gouvernement qui ne semble toujours pas se rendre compte de la gravité de la situation. Comme à son habitude, il multiplie les cadeaux fiscaux injustifiés pour les plus aisées alors que les plus modestes sont laissés sur le bord du chemin.

Pour ne pas ajouter l’exclusion à la crise, le Parti socialiste réitère les propositions formulées dans son plan de relance il y a près d’un an : prolonger de 6 mois la durée d’indemnisation pour tous les chômeurs, sur la base de 80 % du salaire, et étendre les contrats de transition professionnelle à l’ensemble des bassins d’emploi (avec indemnisation à deux ans).

Par David LAMIRAY
Recommander
Jeudi 17 décembre 2009 4 17 /12 /2009 00:16
- Publié dans : Politique départementale

séance plénière du 151209 david lamiray (66)-copie-1
"Monsieur le Président
Mes chers collègues,

 

 

2010 approche à grands pas mais les effets de la crise n’ont pas reculé.
Le Gouvernement pourtant répète à qui veut l’entendre que 2009 aura été l’année des éclaircies voire de la sortie de crise.

 Si seulement. Oui, si seulement…

 Car le bilan que nous pouvons dresser de la situation de l’emploi seinomarin en cette fin d’année 2009 est en réalité bien sombre !

Dès les premiers mois de l’année, l’affaire était plutôt mal engagée. Vous vous souvenez peut-être de ce chiffre affolant : entre janvier et février 2009, en seulement deux mois, les statistiques du chômage partiel dans notre département étaient égales au chiffre cumulé des douze mois de l’année 2008 ! Et que constate-t-on aujourd’hui ? Que le chômage partiel continue de frapper. Comme à Renault-Sandouville, par exemple, où les ouvriers – malgré le plan de départs massif qui leur fut imposé – ont chômé plusieurs semaines en octobre et en novembre et où ils chômeront encore plusieurs semaines entre décembre et janvier. Bref, le chômage partiel est bien une réalité qui perdure…

Le chômage tout court perdure aussi ! J’ai comparé en effet deux chiffres significatifs à l’échelle de la région : en novembre 2008, on recensait 67 590 demandeurs d’emploi ; en octobre 2009 – soit moins d’un an après – ils sont désormais plus de 82 083. En 11 mois, leur nombre a ainsi crû de plus de 21%. Et les menaces sur les salariés continuent, y compris à Renault-Cléon où la direction laisse entendre que 800 salariés sont aujourd’hui en situation de « sureffectif ». Là encore, je crois qu’il n’y a donc vraiment pas de quoi se réjouir trop vite…
L’autosatisfaction du Gouvernement est à vrai dire tout à fait mystérieuse, sinon mal placée. A moins que nous ne disposions de la preuve de l’efficacité de ses décisions… ?

Qu’en est-il exactement ? Qu’a décidé le Gouvernement durant cette période ?

 

-         D’abord, un bouclier fiscal maintenu coûte que coûte alors que l’Etat aurait eu besoin de dégager des marges de manœuvre pour répondre à la crise et alors que la moralité et la solidarité auraient peut-être été les moindres des exigences en cette période d’immenses difficultés économiques et sociales…

 

-         Ensuite, un plan de relance dont le manque d’ambition fut souligné par tous les observateurs économiques, y compris internationaux. Comment ce plan s’est-il traduit pour notre territoire ? Le Gouvernement a consenti à la Haute-Normandie une relance de 70 millions d’euros, correspondant à la réactivation de crédits et de projets que le Gouvernement avait lui-même enterrés.

 

-         Le Gouvernement début 2009 s’est en outre fendu de ce qu’il a appelé un plan pour l’industrie automobile. Sauf qu’il a notamment décidé à cette occasion des mesures destinées essentiellement à la vente de véhicules de petit gabarit, dont la production a été massivement délocalisée ces dernières années dans les pays à bas prix ! Cela fait donc une belle jambe pour nos usines et pour les sous-traitants, très nombreux, qui les accompagnent dans la production et qui sont des victimes majeures de cette crise… La situation des salariés d’Autoliv, de Wagon Automotive, de Lear, de Timken à Maromme et de bien d’autres équipementiers et sous-traitants sont quelques illustrations du triste sort réservé à ces acteurs pourtant essentiels de notre industrie et de notre économie.

 

-         Enfin, à l’entendre, le Gouvernement a déclenché l’arme ultime : la réforme des collectivités locales ! On se souvient encore du discours de Toulon, dans lequel le Président de la République prévenait que – pour résoudre la crise – il réformerait les collectivités territoriales… Plus d’un an après, je dois dire que je ne parviens toujours pas à comprendre en quoi les collectivités locales seraient liées d’une quelconque façon à l’origine de la crise alors qu’elles réalisent 73% de l’investissement public de notre pays. L’amalgame était tout à fait honteux et le demeure… Evidemment, responsables de la crise les collectivités ne le sont pas ! Les collectivités, en réalité, sont les poumons sains de l’économie française ! Elles sont celles qui remplissent les carnets de commande des entreprises – du bâtiment public comme des autres secteurs d’activité. Elles sont celles qui stimulent l’emploi. Elles sont celles, enfin, qui fournissent à nos territoires des infrastructures non seulement de qualité mais également de compétitivité.

 
Sur ce sombre constat, vous me permettrez donc – Monsieur le Président, mes chers collègues – de renouveler au sein de notre Assemblée l’expression de mes plus vives inquiétudes. 2009 non seulement ne fut pas l’année de la sortie de crise, contrairement à ce qu’on essaie de nous faire croire. Mais à ce rythme, 2010 ne sera pas non plus une année d’espoir !

Le Département de Seine-Maritime, comme toutes les collectivités locales, ne dispose pas de tous les leviers pour bâtir cette politique à la place du Gouvernement.

Pourtant, dès que nous en avons la possibilité, nous intervenons pour aider les travailleurs Seinomarins. Rappelons ainsi que, dès décembre 2008 et sous votre impulsion Monsieur le Président, le Département de Seine-Maritime avait engagé la mise en place d’un plan de soutien exceptionnel en direction des entreprises les plus en difficulté !

D’une façon générale, le Département de Seine-Maritime – comme de nombreuses autres collectivités locales – assume pleinement ses responsabilités. Et ses responsabilités, quelles sont-elles ? Elles sont en matière de développement économique de faire en sorte que la qualité de la vie et que la qualité des infrastructures sur notre territoire soit les plus élevées possible !

Toutes les entreprises – y compris étrangères – le disent : leur décision d’investir dans un département plutôt que dans un autre dépend en grande partie de la qualité de l’action publique locale.

C’est pourquoi, en Seine-Maritime, nous avons tenu à faire de l’éducation notre priorité des priorités. Une telle politique est en effet susceptible de donner sur le long terme un souffle plus fort à notre territoire.

C’est pourquoi également nous avons fait du réseau routier départemental un réseau de qualité unanimement reconnue, y compris au niveau national. Car un tel réseau peut s’avérer particulièrement précieux pour une entreprise dont la difficulté d’accès pourrait la convaincre de ne pas investir dans telle ou telle partie du territoire.

C’est pourquoi encore nous avons fait du développement durable un objectif majeur, pour que la Seine-Maritime soit un territoire sur lequel il fait bon vivre et où des salariés auraient envie de venir travailler.

Aujourd’hui, le Gouvernement par sa réforme territoriale briserait notre capacité d’action sur ces éléments majeurs de compétitivité, sans qu’ils soient véritablement remplacés. Cela, je le répète, les citoyens et les élus rassemblés ne doivent pas l’accepter.

Je vous remercie. "

 

Par David LAMIRAY
Recommander
Mardi 15 décembre 2009 2 15 /12 /2009 18:08
- Publié dans : Politique nationale

L’annonce par le Gouvernement britannique d’une taxation de la part des bénéfices des banques provisionnée pour verser des bonus aux traders confirme la pertinence et la faisabilité de la proposition de taxation exceptionnelle des bénéfices des banques formulée par les députés socialistes et qui avait été adoptée par la commission des finances puis repoussée par le Gouvernement.

J’observe qu’après avoir refusé cette proposition (qui était plus large que celle proposée par Londres) l’exécutif français n’a toujours pas agi en la matière, malgré les discours prononcés. Je remarque que, selon la presse, la France mettrait deux conditions à une telle taxation, dont l’une – que cette initiative soit suivie par les autres pays européens – la rend très hypothétique.

Là où le Gouvernement britannique agit sans se réfugier derrière l’inaction de ses voisins, la France parle sans traduire ses paroles en actes concrets et continue de se réfugier derrière ses voisins. Alors qu’elle pourrait être force de proposition et de progrès, la France se contentera, au mieux, d’être suiviste.

Je rappelle enfin qu’en plus d’une taxation des bénéfices des banques, il avait été proposé de relever la taxe sur les salaires des traders. Nous devons continuer de souhaiter qu’un tel relèvement, nécessaire, soit adopté en France.

Par David LAMIRAY
Recommander
Mercredi 25 novembre 2009 3 25 /11 /2009 00:59
- Publié dans : Coup de gueule

Nos collectivités locales sont en danger et font l’objet d’une attaque en règle du gouvernement. Non content d’avoir transféré des charges nouvelles aux Villes, Départements et Régions sans les compenser intégralement, le gouvernement s’attaque désormais directement à leurs ressources et menace de les démanteler sous prétexte de simplification. Les collectivités sont ainsi progressivement asphyxiées alors que leurs dépenses, notamment sociales, augmentent mécaniquement malgré les efforts de gestion rigoureuse. Les effets de la crise économique sont bien réels et les réponses sont souvent locales. La suppression de la Taxe Professionnelle prévue dans le projet de loi de finances 2010 est dénoncée par de nombreux élus, quelle que soit leur couleur politique. Cette mesure prive les collectivités d’une ressource dynamique, sans qu’aucune garantie ne soit apportée quant à la progression de la recette qui doit s’y substituer. Quand on connaît l’évolution des concours de l’Etat aux collectivités locales ces dernières années, on ne peut qu’être inquiets. Plus hypocrite encore est la prétendue réforme des collectivités territoriales. Sous prétexte de simplification du fonctionnement de nos institutions et d’économies budgétaires, le gouvernement propose tout simplement de les priver de leurs moyens d’agir en spécialisant chaque collectivité dans un champ d’activité spécifique. Concrètement, cela signifie une baisse du soutien au monde associatif et aux communes qui éprouveront les plus grandes difficultés pour mettre en oeuvre de nouveaux projets alors que l’Etat se retire inexorablement. Cette asphyxie progressive et délibérée des collectivités locales s’inscrit dans une volonté de recentralisation du pouvoir. M.Sarkozy se méfie des pouvoirs locaux, qui sont pourtant l’expression de la vie démocratique et ne cache pas ses ambitions de les mettre au pas. Les nouvelles règles électorales - l’élection de conseillers territoriaux en remplacement des conseillers généraux et régionaux, dans le cadre d’une élection uninominale à un tour avec une part de proportionnelle - ne visent qu’à reprendre d’une main ce que le suffrage universel lui a retiré, la majorité des Départements et des grandes et moyennes villes de France étant gérée par la Gauche, ainsi que la quasitotalité des Régions. Grâce à ce tour de passe-passe, il compte reprendre des Régions et des Départements et affaiblir ainsi ces contre-pouvoirs locaux, qui se sont pourtant révélé de puissants amortisseurs de la politique de casse sociale mise en oeuvre par son gouvernement. Les prétendues économies réalisées en divisant ainsi par deux le nombre d’élus locaux ne représentent même pas un pour mille des budgets de fonctionnement des collectivités ! A travers ces fausses réformes, c’est la lente agonie de la démocratie locale que le gouvernement organise. C’est dangereux pour la démocratie, cela pénalise nos territoires, et surtout, c’est synonyme de régression pour nos concitoyens, menacés d’un recul sans précédent des services publics locaux. Pour les Seinomarins, je me battrai contre ce mauvais coup porté à nos collectivités. »

Par David LAMIRAY
Recommander

Texte Libre

<div><object type="application/x-shockwave-flash" data="http://www.wat.tv/swf2/338764nyJAYrh3189990" width="470" height="312" id="wat_3189990"><param name="movie" value="http://www.wat.tv/swf2/282449nsgiIEV3189990" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="allowFullScreen" value="true" />Veuillez installer Flash Player pour lire la vidéo</object></div><div class="watlinks" style="width:470px;font-size:11px; background:#CCCCCC; padding:2px 0 4px 0; text-align: center;"><a target="_blank" class="waturl" href="http://www.wat.tv/video/bande-annonce-avatar-1wdeu_1wdge_.html"><strong>Bande annonce AVATAR</strong></a> sélectionné dans <a href="http://www.wat.tv/guide/cinema" class="waturl alttheme" title="Cinéma">Cinéma</a> et <a href="http://www.wat.tv/guide/bande-annonce-cinema" class="waturl altrubrique" title="Bandes-annonces / Making Of">Bandes annonces</a> </div>

Coup de coeur du net


Super Pouvoir d'Achat
(la chanson du dimanche)

Les vidéos du canton

Recommander

Pour me rencontrer

Pour me contacter

Quelques chiffres

 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés