Canton de
Canteleu - Maromme
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Après l’annonce la semaine dernière d’une forte augmentation du nombre de demandeurs d’emploi (+90.800 en avril), le chiffre du taux de chômage publié aujourd’hui par l’INSEE confirme la situation catastrophique. Alors que le gouvernement répète que le plus dur de la crise est derrière nous et que la dégradation de l’emploi ralentit, les chiffres du chômage montrent le contraire.
Le taux de chômage a augmenté de 1,1 point au premier trimestre 2009 par rapport au quatrième trimestre 2008, pour atteindre 8,7% de la population active soit près de 2,5 millions de personnes. En incluant les Dom, le taux de chômage dépasse aujourd’hui les 9%.
La profondeur de la crise de l’emploi se reflète également au travers de l’augmentation du chômage partiel, qui est passé de 0,1% à 0,7% des personnes en emploi en un an. Ce sont plus de 183.000 salariés qui sont aujourd’hui dans cette situation.
Face à une crise profonde, il est plus que temps d’agir. La stratégie d’attente de sortie de crise du gouvernement s’avère désastreuse. La France, et l’Europe, doivent se doter d’un plan de relance massif et d’une véritable politique d’aide aux chômeurs.
Il est nécessaire de prolonger de 6 mois la durée d’indemnisation sur la base de 80 % du salaire ; d’étendre les contrats de transition professionnelle à l’ensemble des bassins d’emploi et de porter la durée d’indemnisation à deux ans ; d’augmenter le coût des licenciements pour les entreprises qui versent des dividendes ou rachètent leurs propres actions pour éviter les licenciements de pure convenance.
Européenne 2009 :
Commune de Canteleu
| Nom | Voix | Ratio | ||
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Inscrits |
9023 | |||
| Votants | 3661 | 40.57% | ||
| Exprimés | 3490 | 38.68% | ||
| LO (LO) | 73 | 2.09% | ||
| Communistes (Communistes) | 0 | 0.00% | ||
| NPA (divers gauche) | 247 | 7.08% | ||
| Front de Gauche (PCF - PG) | 237 | 6.79% | ||
| PS (PS) | 1134 | 32.49% | ||
| ED (ED) | 1 | 0.03% | ||
| EE (EE) | 475 | 13.61% | ||
| AEI (AEI) | 86 | 2.46% | ||
| EDE (EDE) | 22 | 0.63% | ||
| MoDem (MO) | 223 | 6.39% | ||
| UMP (UMP) | 478 | 13.70% | ||
| CNI (CNI) | 0 | 0.00% | ||
| DLR (DLR) | 85 | 2.44% | ||
| Libertas (MPF - CPNT) | 76 | 2.18% | ||
| PDF (PDF) | 62 | 1.78% | ||
| FN (FN) | 291 | 8.34% | ||
| RIC (RIC) | 0 | 0.00% | ||
| UDG (UDG) | 0 | 0.00% | ||
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L’exclusion et la pauvreté s’accroissent dans notre pays. La récession amplifie brutalement cette tendance, laissant des centaines de milliers d’hommes et de femmes sur le bord du chemin. La réalité est sombre. Notre pays compte 3,5 millions de chômeurs. 1 salarié sur 7 est rémunéré aux environs du SMIC ; 1 salarié sur 3 gagne moins que le SMIC ; 50 % des salariés perçoivent moins de 1500 euros. 7,8 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté. 15 % de la population renonce à se soigner quand près de 40 % hésite ou tarde à le faire, pour des raisons financières. Près de 4 millions de personnes sont mal logées et le surendettement bat tous les records.
Le gouvernement n’a manifestement pas pris la mesure des enjeux.
La généralisation du RSA au 1er juin ne peut constituer la
seule solution. Les socialistes sont bien placés pour le savoir : ce sont souvent des collectivités socialistes qui ont été au premier rang de l’expérimentation.
Le financement prévu par l’État est sans rapport avec les exigences du terrain. Cette insuffisance résulte d’un choix politique. En refusant de remettre en question le bouclier fiscal, le gouvernement a renoncé à dégager les marges de manoeuvre disponibles et nécessaires. La logique de « défausse » de l’État sur les collectivités territoriales va s’amplifier au risque de provoquer l’explosion de leurs budgets d’action sociale, ou l’affaiblissement des politiques d’accompagnement.
Les jeunes de moins de 26 ans restent exclus du dispositif, alors que le chômage des jeunes progresse de 36 % par an, et qu’aucun filet de sécurité n’existe vraiment pour eux. L’arrivée de plus de 250 000 jeunes sur un marché du travail en repli, à l’été prochain, va nourrir une situation explosive.
Le RSA, en subventionnant les bas salaires, constitue une
incitation pour les entreprises à maintenir leurs salariés dans la précarité. Le gouvernement a refusé de traiter sérieusement ce risque bien réel.
Enfin, faute d’une véritable préparation, les dysfonctionnements risquent de se multiplier, à l’instar de ce qui s’est produit avec le pôle emploi.
Dans ces conditions, on peut malheureusement considérer que l’engagement de Nicolas Sarkozy de réduire d’un tiers la pauvreté dans notre pays peut être placé au rang des promesses non tenues.
Face à la montée de la pauvreté, le RSA risque de constituer une ligne Maginot en carton-pâte. Il nous faut appeller à une politique globale et pluriannuelle de lutte contre l’exclusion et à la mise en chantier d’une nouvelle grande loi contre l’exclusion dotée, à l’instar de la grande loi votée en 1998, des moyens appropriés, discutée et négociée avec les acteurs de terrains, les organisations syndicales et patronales, les grandes associations concernées et abordant les questions de l’emploi, de l’insertion des jeunes, du logement, de l’éducation et de la santé.
Nous ne pouvons que constater que les moyens de la délégation interministérielle aux personnes handicapées restent très limités. Plus de 4 ans après l’adoption de la loi de février 2005 dont les principes marquaient une avancée, le dispositif reste insuffisant.
D’abord en ce qui concerne le niveau de revenu des personnes en situation de handicap, il est
à déplorer une réalité injuste et inacceptable. Plus de 800 000 personnes handicapées restent sous le seuil de pauvreté et les revalorisations annoncées ne correspondent en rien aux
engagements électoraux énoncés par Nicolas Sarkozy. Les objectifs de parité entre l’AAH et le Smic sont loin d'être atteint. Il s’agit d’un préalable pour un véritable accès à une citoyenneté
pleine et entière.
Ensuite, la question de l’accessibilité ne peut être traitée seulement à coup d’effets d’annonces. Rien de concret n’a été engagé pour accompagner sérieusement les collectivités territoriales dans leur volonté de respecter à l’échéance de 5 ans des normes pourtant indispensables. L’obligation de mise en accessibilité généralisée est pour l’heure restée largement lettre morte. Le plan de relance annoncé en décembre dernier par le gouvernement fait d’ailleurs l’impasse totale sur cette priorité.
En matière d’éducation, les conditions d’accueil restent très
largement insuffisantes. Les régulières condamnations de l’Etat par la juridiction administrative sont là pour le rappeler. Les moyens humains, en particulier les AVS (Auxiliaires de Vie
Scolaire), ne sont pas à la hauteur. La formation et le statut des AVS n’ont d’ailleurs pas évolué.
En termes d’emploi, l’obligation de non-discrimination posée par la loi n’est pas réellement respectée et les sanctions prévues en cas de discrimination n’ont pas été alourdies. Pire, le gouvernement ne donne aucun signal positif que ce soit dans la fonction publique ou à l’éducation nationale. Dans ce secteur, la droite a même pris l’initiative de s’exonérer de toute obligation au regard de la règle des 6 % d’embauches.
Qu’en est-il des frais de transports des personnes en situation de handicap ? Qu’en est-il de l’accès à
la PCH pour les personnes de plus de 60 ans ? Qu’en est-il de l’accès aux soins des personnes handicapées alors que les titulaires de l’AAH n’ont toujours pas la possibilité de bénéficier de la
CMU malgré les premières déclarations du délégué national de l’UMP aux personnes handicapées ? Qu’en est-il de l’annonce de création de centres relais téléphoniques attendus par les personnes
sourdes ou malentendantes ?
Créations de groupes de travail et de
commissions ad hoc, commandes de rapport laissées sans suite… la stratégie de Madame Létard parait limpide : agiter un nuage d’intentions vagues sans ne jamais agir !
50 mois après l’adoption de la loi, il y a un écart considérable entre les principes fixés et les réalisations concrètes. Pourtant, la question du handicap nécessite bien plus que des bonnes
intentions et des effets d’annonce. Elle doit être transversale, c’est-à-dire au coeur d’une politique sociale ambitieuse.
François Bayrou a prétendu lors du «Grand Rendez-vous» d’Europe 1 - Le Parisien-Aujourd’hui en France que le
MODEM a « constamment, sans aucune exception, voté dans le sens de la défense des services publics»
C’est un mensonge pur et simple comme le montrent trois exemples.1) Le 16 février 2006, dans le cadre de la discussion relative à la Directive « services dans le marché intérieur » (dite «
Bolkestein »), le Modem vote avec l’UMP contre l’adoption d’une directive cadre sur les services d’intérêt général garantissant la pérennité de leur mission.
2) Le 27 septembre 2006, lors du débat sur le Livre blanc de la Commission sur les services d’intérêt général, le Modem vote avec l’UMP contre l’exclusion explicite des services d’intérêt général
(SIG) et des services sociaux d’intérêt général du champ d’application de l’objectif de « concurrence pure et parfaite ».
3) Le 18 janvier 2007, à propos du rapport sur le « développement de chemins de fer communautaires », les parlementaires du Modem votent avec l’UMP en faveur de la libéralisation du secteur.
Au Parlement européen, M. Bayrou n’est pas un opposant à l’UMP. C’est un soutien de la politique libérale de N. Sarkozy et de J.-M. Barroso.
Tous ses discours ne parviendront pas à masquer les faits. S’il veut présenter un visage de gauche en France, toute son action et celle de ses amis est ancrée à droite, au service d’une politique
libérale qui attaque les services publics.
Je m’oppose vigoureusement à cette politique de destruction. j' appelle les Marommais et les Cantiliens à voter massivement pour les candidats socialistes. Grâce à leurs alliés du Parti
socialiste européen, ils sont les seuls à représenter une alternative crédible à la droite. Ils sont les seuls à s’engager à défendre efficacement les services publics en Europe.